Les 150 années les plus mémorables de la Côte d’Azur

Surplombant les eaux idylliques du Cap d’Antibes, l’Hôtel du Cap-Eden-Roc fut de tout temps une source d’inspiration et d’émerveillement. Lorsque Auguste De Villemessant, fondateur du journal Le Figaro, fit la découverte de ces terres, il imagina la Villa Soleil : un lieu d'inspiration pour les artistes et écrivains. Les aristocrates russes Paul de Fersen, puis Alexis de Plestcheyeff, l’aidèrent à lui donner vie : en 1870, le Grand Hôtel du Cap amorçait sa fabuleuse épopée. Pour autant, ce fut l’hôtelier visionnaire Antoine Sella qui le transforma en un merveilleux refuge pour les esprits créatifs et les escapades romantiques : la légende de la Riviera était alors née. 

L’histoire confidentielle d’une Grande Dame à la jeunesse éternelle

1857

Le « Cap » est une péninsule sauvage, réputée pour la beauté de ses paysages, où l’écume de la Méditerranée vient se fendre sur les rochers.
L’impératrice Alexandra Feodorovna fait découvrir Nice et ses alentours à une kyrielle d’aristocrates russes, leur offrant un bel aperçu de ce qu’incarne la Côte d’Azur, entre luxe et grand air.

1863

Le Comte Paul de Fersen, colonel et aide-de-camp du Tsar russe, acquiert une splendide propriété sur le Cap. Il y construit des routes desservant les magnifiques bâtisses. Il façonne également La Grande Allée, boulevard en bord de mer de 179 mètres de long, qui deviendra par la suite la passerelle la plus chic de la Côte d’Azur.

1865

Fondateur du journal Le Figaro, Auguste De Villemessant imagine la Villa Soleil en tant que refuge pour écrivains et artistes, au bord d’une mer scintillante. Paul de Fersen, créateur de La Grande Allée, l’accompagne dans sa démarche, mais c’est son beau-frère, le Russe Alexis de Plestcheyeff, qui officialise le lancement du projet. Autrefois capitaine de la Garde impériale russe, il s’octroie le soutien de riches aristocrates français. Cinq ans plus tard, la Villa Soleil - authentique refuge pour écrivains - voit le jour sous le nom de Grand Hôtel du Cap.

1868

En visite au Cap d’Antibes, l’auteur Georges Sand écrit de manière prophétique : « On est dans un Eden qui semble nager au seuil de l’immensité… On peut se persuader qu’on est entré dans le paradis des poètes. »

1870

Samedi 26 février, soirée d’inauguration de la Villa Soleil. Un train spécial au départ de Nice achemine une centaine de convives, ayant pour la plupart contribué au lancement du projet. On y danse la valse et la mazurka, on s’y délecte d'un somptueux dîner 15 services, composé entre autres de délices de la mer et de faisans farcis de truffes périgourdines.

1882

La Reine Victoria est émerveillée par sa découverte de la Côte d’Azur : les Anglais débarquent !

1887

Antoine Sella découvre la Villa Soleil, abandonnée et oubliée depuis de longues années. Visionnaire, notre jeune hôtelier du Piémont tombe sous son emprise.

1889

Le Grand Hôtel du Cap ouvre ses portes au mois de janvier. Il attire une clientèle distinguée en provenance de toute l’Europe et des États-Unis, intriguée par la découverte d'un nouvel établissement de luxe, gratifié de la touche Sella.
Claude Monet est fasciné par le charme irrésistible du Cap. Quelques mois auparavant, il consacrait une collection de 35 toiles à la ville d’Antibes.

1903

Sella a l’intention de moderniser son établissement et Lord Onslow, politicien britannique et ancien gouverneur de Nouvelle-Zélande, décide de lui prêter main forte. Animé par une vision précise de ce qu’un hôtel de luxe devrait être, il y installe le chauffage central et des salles de bain privatives.
Il convient de préciser qu’à la mort du petit chien de Lady Onslow, celui-ci fut enterré dans le jardin. Raison pour laquelle ce coin paisible est affectueusement surnommé le « jardin de Lady Onslow ».

1914

Toujours aussi clairvoyant, Antoine Sella érige un salon de thé en bord de mer, afin de susciter l’intérêt des passants. C’est ainsi que naît le Pavillon Eden-Roc, lieu de prédilection des maharadjahs, rois et artistes.

1914

L’emblématique piscine d’eau de mer de l’hôtel est taillée dans la pierre de basalte. Une fois de plus, Antoine Sella fait preuve de discernement, malgré le scepticisme auquel il se heurte, et se prépare pour la première saison estivale de la Riviera. Jusqu’alors, la haute société considérait la côte méditerranéenne comme une destination purement hivernale.

1914

En janvier, peu avant la guerre, Anatole France passe son dernier hiver au Grand Hôtel du Cap. Son dicton, gravé sur une plaque dans le jardin, prend alors tout son sens : « Ce qui sera, c’est ce qui fut ».

1914

Au mois d’août, la guerre commence. Le Grand Hôtel du Cap devient le centre de convalescence de la croix rouge américaine. Durant ces quatre années, des centaines de militaires et d’infirmiers viennent s’y reposer.

1918

La guerre a pris fin, mais de nombreux Américains restent en Europe et sillonnent le sud de la France pour se revigorer. L’Hôtel du Cap les accueille avec élégance. La nouvelle clientèle est plus bohème, sportive et en quête d’oisiveté : les célèbres agrès sont alors installés au dessus de la Méditerranée.

1920

George Bernard Shaw, lauréat du prix Nobel, est l’un des clients les plus fidèles du Grand Hôtel du Cap. Il trouve l’inspiration dans ce magnifique havre de paix, comme De Villemessant l’avait imaginé, en 1865. Shaw fait sensation à Antibes, avec sa barbe et son parasol.

1923

Lorsqu’un jeune couple d’Américains, Gerald et Sara Murphy, loue le Grand Hôtel du Cap et son personnel durant tout un été, la saison estivale de la Riviera est véritablement lancée.

1929

33 cabanes surplombant la Méditerranée sont construites : ces refuges isolés sont extrêmement prisés, pour prendre le soleil ou plonger dans la mer.

1930

Le duc de Windsor, prince de Galles, séjourne régulièrement au Grand Hôtel du Cap.

1933

Le club nautique voit le jour, la piscine est agrandie et le salon de thé devient le Restaurant Eden-Roc

1933

Les écrivains et les artistes continuent d’y trouver l’inspiration, notamment Ernest Hemingway ou encore F. Scott Fitzgerald, qui immortalise l'hôtel dans son roman Tendre est la nuit en le surnommant l’ « Hôtel des étrangers ».

1933

« Un million de raisons de rire et de sourire », disent-ils. Parmi les plus grandes vedettes françaises, Suzanne Georgette Charpentier, dite Annabella, marque son époque après le succès des films Le Million (1931) et Quatorze Juillet (1933). Annabella et son mari, le célèbre acteur américain Tyrone Power, sont tous deux des clients fidèles du Grand Hôtel du Cap, où ils se prélassent régulièrement.

1936

Le Roi d’Angleterre, Edward VII, demeure l'un des hôtes de prestige de l'hôtel, avec Mme Simpson, qu’il demande en mariage après avoir abdiqué du trône au décembre 1936, faisant d’elle sa duchesse.

1939

La guerre éclate et le Grand Hôtel du Cap se transforme en hôpital militaire. Les troupes alliées y séjournent pendant près de trois ans et restituent l’hôtel à sa gloire d’antan, avant leur départ.

1944

En ciblant les Allemands, positionnés au port de La Garoupe, la marine américaine avait bombardé le Pavillon Eden-Roc. Elle propose donc de le restaurer. Peu après la fin de la guerre, le général Eisenhower effectue une visite spéciale au Grand Hôtel du Cap, afin d’exprimer personnellement toute sa gratitude.

1946

Lancement du premier Festival de Cannes. Le 21 août, le Comte et la Comtesse d’Herbemont organisent une magnifique soirée au Grand Hôtel du Cap. Un transatlantique jette l’ancre à Cannes : Tyrone Power, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, Paul Muni, George Raft sont à bord, tout comme Norma Shearer, l’une des actrices majeures des années 30 aux côtés de Crawford, Garbo et Harlow.

1949

Le Prince Ali Khan et Rita Hayworth se rencontrent au Grand Hôtel du Cap. Ils tombent amoureux et se marient un an plus tard. Ils attribuent le mérite au Directeur général André Sella qui, ayant remarqué que les deux convives dînaient seuls, prit l’initiative de les réunir à la même table, avant de les laisser profiter de la soirée...

1954

André Sella est honoré de la Médaille du Mérite, qu’il partage immédiatement avec l'ensemble des corps de métier de l'hôtel.

1964

L’histoire d’amour avec la famille Oetker commence lorsque Maja et Rudolph Oetker passent en bateau devant le Grand Hôtel du Cap. Au loin, ils aperçoivent une somptueuse bâtisse et tombent immédiatement sous son charme. Cinq ans plus tard, celle-ci n’a cessé d’animer leurs pensées.

1969

Maja et Rudolph Oetker n’ont jamais pu oublier cet hôtel qui les a bouleversés en 1964, comme bien d’autres jusqu’alors. Mais la réaction des Oetker est sensiblement différente : ils décident d’acheter cette propriété iconique. Ils conservent le personnel, soucieux de préserver son « esprit familial », et rafraîchissent les lieux dont la pisicne. Autrefois disposé sous un auvent, le restaurant voit le jour et devient la salle à manger de l’Eden-Roc. Pierre-Marie Rudelle, célèbre artiste reconnu pour ses œuvres trompe l'œil, habille l’intérieur de son coup de pinceau. Les convives peuvent encore apprécier à ce jour sa façon unique de voir la vie.

1970

Le bar du Pavillon Eden-Roc est rénové par le designer italien Roberto Menghi, qui lui confère l’apparence d’un bateau de luxe, avec sa magnifique terrasse, sa rampe massive et ses panoramas majestueux.

1976

Le photographe Slim Aarons, coqueluche de la haute société, avait le chic pour immortaliser des portraits « de belles personnes, s’adonnant à de belles activités, dans de beaux endroits » sur la Côte d’Azur, entre 1960 et 1970. Son travail couvre plus d'une décennie de glamour. Ici des notables au bord de la piscine de l’Hôtel du Cap Eden-Roc résume assez bien l’ambiance de l’époque.

1980

Ouverture des Deux Fontaines. La réputation du Grand Hôtel du Cap sur la Côte d’Azur ne cesse de prendre de l’ampleur : raison pour laquelle ce superbe édifice de 16 chambres lui est ajouté.

1983

Le meilleur reste à venir. En 1977, Arnaud Poëtte reçoit la distinction de Meilleur Apprenti-Cuisinier de France, en reconnaissance de son extraordinaire sens des saveurs et de sa créativité spontanée. Son enthousiasme le dirige vers les cuisines du Grand Hôtel du Cap en 1983. Il y retourne chaque été pour prendre en charge diverses fonctions jusqu’en 1992, où il sera nommé Chef des cuisines.

1987

Le Pavillon Eden-Roc dévoile les suites les plus prisées de la Côte d’Azur, notamment la somptueuse Suite Eden-Roc. En 1914, Antoine Sella avait eu la clairvoyance d’ériger « l’annexe » en bord de mer, un salon de thé destiné aux passants. C’est aujourd'hui l’un des lieux les plus convoités de la Riviera. Les Américains « s’arrachent » ces nouvelles suites.

1987

Le Grand Hôtel du Cap, fièrement installé au dessus de la mer Méditerranée, est rebaptisé Hôtel du Cap-Eden-Roc.

1987

Le Président François Mitterrand et son Premier Ministre Jacques Chirac séjournent à l’Hôtel du Cap-Eden-Roc, lorsque l’établissement se voit honoré d’accueillir le 14ème sommet Afrique-France.

1996

Lilian Bonnefoi rejoint l’illustre brigade d’Arnaud Poëtte, où il rencontre un franc succès en étant sacré meilleur pâtissier de la Côte d'Azur en 2008.

2004

Vanity Fair choisit l'Hôtel du Cap-Eden-Roc pour toile de fond de l'un de ses mythiques évènement : sa soirée de Gala du Festival de Cannes où près de 400 stars du cinéma et autres célébrités viennent se divertir.

2005

Philippe Perd passe de l’un des bijoux Oetker Collection, le Château Saint-Martin & Spa, à un autre, l’Hôtel du Cap-Eden-Roc, en prenant les rênes de l’établissement en tant que Directeur Général et Chef des artisans.

2007

L'Hôtel du Cap-Eden-Roc lance un projet de rénovation sur sept ans, afin de moderniser cet établissement légendaire, tout en préservant son riche patrimoine. Supervisée par Madame Oetker et l’architecte Luc Svetchine, cette restauration de plusieurs millions d’euros s’attache à traduire sa beauté légendaire à travers d’époustouflantes nouveautés, comme le nouveau Grill Eden-Roc qui surplombe la mer.

2008

Dans le cadre de cette ambitieuse rénovation, le restaurant Eden-Roc se voit gratifié d'une somptueuse nouvelle cuisine, adaptée au 21ème siècle et calibrée pour les merveilles épicuriennes de Chef Poëtte.

2009

Summum du glamour, le tout premier gala annuel de l’amfAR Cannes a lieu à l'Hôtel du Cap-Eden-Roc au mois de mai. Prestigieux événement organisé par la Fondation américaine pour la recherche contre le sida, il a pour but de collecter des millions de dollars au travers de ventes aux enchères caritatives.

2009

Première du genre en France, l’Hôtel du Cap-Eden-Roc lance sa désormais célèbre chocolaterie, où Lilian Bonnefoi et sa brigade de confiseurs délectent les convives de leurs créations savoureuses.

2009

L’Hôtel du Cap-Eden-Roc entre officiellement dans la catégorie des hôtels cinq étoiles les plus raffinés au monde : un moment de fierté, amplement mérité, mais aussi de réflexion sur plus d’un siècle de services d'exception.

2010

La Villa Eleana est dévoilée : cette enclave retirée au milieu des jardins associe une intimité exclusive aux services remarquables d'un hôtel cinq étoiles. Un hommage conforme aux souhaits d’Antoine Sella, lui qui, il y a près d’un siècle, promettait quiétude et inspiration aux esprits créatifs.

2011

Dans le cadre de son projet de rénovation sur sept ans, la bâtisse originelle de la Villa Soleil est entièrement remise à neuf. Les notables ayant participé à sa soirée d’inauguration en 1875 auraient été ravis. Ses chambres sont réaménagées avec élégance, tandis que la somptueuse Suite Eden-Roc se voit gratifiée d’une superbe terrasse en teck et d'un bain à remous extérieur.

2012

À quelques pas de l’Hôtel du Cap, la somptueuse Villa Les Cèdres est entièrement restaurée. Elle dispose désormais d’un grand salon, de 3 chambres avec salles de bain en marbre, d'une cuisine privée et d’un magnifique toit terrasse avec bain à remous extérieur. Plus de quiétude, plus d’inspiration.
En parallèle, la résidence Les Deux Fontaines propose 16 chambres doubles, décorées avec allure et classe, sans altérer son patrimoine.

2013

Trinquer au champagne au Pavillon Eden-Roc. Ce joyau en bord de mer est entièrement réaménagé et accueille un Champagne Lounge au design sophistiqué sur son toit. Celui-ci s’impose comme l’endroit le plus tendance du Cap pour s’abandonner à la dégustation de bulles.

2014

Né de l’initiative d’Antoine Sella, le Pavillon Eden-Roc fête son centenaire, lui qui n’était au départ qu’un « salon de thé » destiné aux passants. Les clients sont invités à explorer l’histoire légendaire de la Grande Dame.

2014

La Boutique Eden-Roc est entièrement redécorée, tandis qu’un nouvel endroit tendance ouvre ses portes : le Juice & Ice Cream Bar.

2015

Toujours plus d’idées innovantes pour les clients de notre magnifique hôtel. Tout comme la mer qu’il surplombe, le Restaurant Eden-Roc brille de mille feux dans un tout nouveau décor. Le Bar La Rotonde est réaménagé avec goût, tandis que le Spa Eden-Roc ouvre quatre salles de soins revitalisants, avec un mur de sel pour l’halothérapie.

2016

Le 22 juillet 2016, c’est avec fierté que le légendaire Hôtel du Cap-Eden-Roc obtient la prestigieuse « distinction Palace ». Philippe Perd, son directeur général, salue la fidélité et les efforts de ses équipes : « (…) des hommes et des femmes au savoir-faire unique, entièrement dévoués, qui par leur constance et leur écoute contribuent à faire des séjours de nos clients des moments inoubliables. »

2020

L’Hôtel du Cap-Eden-Roc célèbre son 150ème anniversaire avec des restaurants magnifiquement rénovés. Notre hôtel n’est autre que la Grande Dame de la Riviera : elle pose un regard sur son passé prestigieux et fait un pas vers l’avenir, en restant élégante, dynamique et à la pointe des tendances

Un aperçu des albums photos privés de l’Hôtel du Cap-Eden-Roc

Les folles années 20

2020 marque notre 150ème anniversaire : faites partie de notre histoire, et immortalisez cette photo de 1927 en apparaissant dessus.

La balançoire vous attend aux abords de nos courts de tennis.
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